De l’idée au tournage : les élèves passent à l’action
Certains réfléchissent encore au sujet de leur film, d’autres s’initient déjà aux premiers gestes du cinéma à travers des exercices pratiques. Partout en France, les élèves participant au dispositif Toute la lumière sur les SEGPA entrent progressivement dans le processus de création.
« Notre thème sera de parler de soi-même, se raconter, se représenter. » expliquent les élèves du collège Joseph d’Arbaud à Salon-de-Provence.
Ailleurs, les projets interrogent l’amour, la création à l’ère de l’intelligence artificielle, les fake news et les images manipulées. Certains groupes font également le pari de l’humour en imaginant des récits autour des stéréotypes filles-garçons. Autant de pistes qui témoignent de la richesse des regards portés par les élèves sur le monde qui les entoure.
Apprendre le cinéma par la pratique
La recherche du sujet s’accompagne de nombreux temps de pratique, pour permettre aux élèves de s’approprier concrètement le langage cinématographique. Exercices de cadrage, travail sur le son, exploration du corps à l’image, initiation aux effets visuels : autant d’expériences qui nourrissent leur réflexion collective et renforcent leur rôle d’auteurs et autrices.
À Quimper, au collège Likès–La Salle, l’équipe pédagogique a choisi d’aller plus loin encore :
« Cette année, les élèves vivent la création à travers l’usage du matériel, la création d’effets spéciaux et avec leur corps »
Forte de l’expérience de l’an passé, l’équipe a intégré des heures spécifiques autour de l’expression orale, avec l’intervenante Nadia Hacini, et multiplié les temps de pratique pour que chaque élève puisse trouver sa place dans le projet.
Des tournages qui démarrent dans les établissements
Dans certains établissements, le passage à l’action est déjà concret. En Normandie, au collège Rollon de Gournay-en-Bray, les élèves sont entrés dans l’étape du tournage. Une aventure suivie par France 3 Normandie, qui met en lumière l’énergie, l’inventivité et l’engagement des élèves (article à consulter ici).
Si le collège Rollon a opté pour la comédie, le film d’horreur reste l’un des genres favoris des jeunes. C’est le cas au collège Salinis, à Auch, dans le Gers :
« Les élèves de SEGPA sont partis sur un film d’épouvante, j’espère qu’ils ne se transformeront pas en monstres ou zombies ! Tout en gardant leur envie de faire un film de genre, je pense qu’ils découvriront les joies et les contraintes des différents métiers du cinéma : de l’écriture au jeu d’acteur, en passant par les fonctions techniques. Nous ferons notre possible pour qu’ils soient fiers du résultat. » Blandine Beauvy, Ciné 32, coordinatrice du projet dans le Gers.
Partout en France et au fil des semaines, chaque court métrage prend forme, porté par l’enthousiasme des élèves et l’engagement des équipes pédagogiques.
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